Adieu Vine :'(

Adieu Vine, tu emportes avec toi 6 secondes de mon cœur. La nouvelle est tombée cette semaine et elle est bien triste : l’application Vine va fermer. Si vous me connaissez un peu vous savez sans doute pourquoi cette nouvelle ne m’emplit pas de joie. Vine est une appli dont je suis rapidement tombé amoureux à son lancement. Lorsqu’elle a débarqué en 2013 cette app a suscité la curiosité de l’agence. Chez STJOHN’S nous sommes pas mal fan de Twitter et friands de nouveautés. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes jetés sur l’appli lorsqu’elle est sortie. C’était la première appli de Twitter. Un tout nouveau produit fonctionnant carrément dans une autre appli. Et qu’est-ce que c’était couillu comme format ! Un outil de partage de vidéo limité à 6 secondes. C’était dingue, c’était hyper déroutant. Quand je regarde mes premiers Vine je vois bien que l’appli était compliquée à aborder. Ce ne sont que des instant de vie, disons-le pas vraiment intéressant et plus de l’ordre du test (Un peu ce qu’on trouve aujourd’hui sur le stories Insta quoi 😁). Ce format court et hyper spécifique a changé pas mal de chose dans notre façon de voir les choses et voici une petite listes de celles-ci.

Vine c’était le challenge créatif

Six secondes. Réaliser une vidéo intéressante, qui mérite d’être vue, qui raconte quelque chose quel challenge ! La contrainte était énorme mais c’est ce qui a fait de Vine une plateforme ultra créative, bien plus que ce que n’a jamais été Instagram ou Snapchat (bien que ça s’arrange un peu). Rapidement on a vu différents comptes monter. D’abord les créatifs, parce que c’est la première réaction qu’on a face à une contrainte. On cherche à détourner la forme, se jouer des limites. Six secondes de contenu et une boucle infini ça donne des idées et ça fonctionne.

Puis les blagues sont arrivées, l’humour est devenu un des contenus les plus produit sur Vine et on a réussi à faire de l’humour en 6 secondes. Aussi difficile que le gag de BD en 3 cases, le gag en 6 secondes est devenu la star de Vine. Avec Vine, Twitter a littéralement fait bouillir l’inspiration des créatifs. Je me souviens très bien avoir vécu une période à observer beaucoup mon environnement pour voir ce qui ferait un bon Vine ou pas. Je m’excuse au passage auprès de mes proches qui m’on vu parfois partir aux toilettes et revenir au bout de 20 minutes parce que j’avais eu une idée là bas. Regardez donc ce Vine avec l’aiguille qui n’arrive pas à remonter. Ça part d’une observation anodine et c’est très drôle (enfin moi ça me fait rire). C’était un peu ça la magie de Vine, une réalité alternative rejouée par une quantité de comiques anonymes.

 

Vine c’était la galère et la transpiration

Quand Vine est arrivé on a testé. Et puis on en a fait un autre, et encore un autre. Et puis je me suis dit tiens essayons d’en faire un par jour. Et on l’a fait pendant looooooongtemps. Au début il n’y avait AUCUNE possibilité d’éditer la vidéo. Une seule mauvaise prise dans le vine impliquait de TOUT recommencer. Pas de fonction de superposition d’image, pas de possibilité d’ajouter une bande son, pas de vision, de superposition. Si vous vouliez faire du stop-motion c’était démerdez-vous pour être pile poil à la bonne place. Les débuts de Vine c’était la foire au bricolage et donc les créateurs étaient hypers valorisés. J’ai passé des heure avec la team #VineduJour à tourner des Vines pour STJOHN’S. Ce Vine sur les archives a nécessité un temps si long que je ne peux décemment pas le dévoiler ici.


Ce Vine en rebond à la fusion de Publicis a été réalisé sans trucage informatique et sans retouche. Ce n’était que du fait main et c’était beau.

Cet homme a tourné son Vine pendant 9 mois. Il l’a gardé dans son téléphone pendant 9 mois. Et il ne fallait commettre aucune erreur. Vous imaginez le truc ?

Vine c’était un excellent outil de communication interne…

Non content d’être une appli hyper créative, Vine a été aussi un superbe outil de communication interne. Nous avons tourné à l’agence un Vine chaque jour pendant presque un an. Alors certes au début mes collègues se demandaient ce que je faisais. Je prenais les stagiaires comme cobayes au début. Et puis, au fur et à mesure, les gens se sont pris au jeu et nous avons intégré la quasi totalité de nos collaborateurs à nos Vines. Certains craignaient de me voir arriver vers eux le soir vers 17h le téléphone à la main, d’autres étaient tout de suite partants pour quelques prises. J’irai jusqu’à dire que Vine a créé une cohésion nouvelle à l’agence. Tout le monde y est passé : collaborateur, associés, patrons, freelance, stagiaires, enfants de salariés…

Et externe

Quand on fait un Vine par jour pendant 8 mois forcément ça se remarque au bout d’un moment. Aujourd’hui on m’en parle encore. Nous avons des clients qui appellent à l’agence pour dire qu’ils « ont vu des choses bizarres sur Internet », l’agilité de l’agence sur Vine avait marqué les esprits, on en avait d’ailleurs parlé sur le blog du moderateur qui partage aujourd’hui notre peine :(. Vine c’était aussi l’application cool du moment ne nous le cachons pas et c’était bien d’y être. Les quelques Vines que nous insérions dans nos newsletters avaient le mérite de montrer l’agence, notre philosophie et un peu de nos valeurs. Et ça faisait quand même marrer tout le monde.

Bref, si vous êtes encore là je vous remercie d’avoir lu cet article un peu thérapeutique je l’avoue.

Vine je t’aime !

Vine tu vas nous manquer. Tu étais cool, tu étais stylé, tu nous a fait du bien et surtout ne laisse personne dire que tu n’as rien changé parce qu’il y a un tas de trucs que je n’ai pas exprimé dans cet article et que je pourrais raconter à qui voudra l’entendre autour d’une bière (en vrac, l’humour des blacks américains sur la plateforme, l’émergence du « quand je », le retour du stop motion, le format carré, les stars de Vine, les musiciens…).

 

Une réponse à “Adieu Vine :'(

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *