Cinq pièges pour rater un Event flashmob

Si vous n’êtes pas Bordelais et même si vous l’êtes d’ailleurs vous serez peut être passé à côté d’un événement communautaire Free qui s’est déroulé ce week-end sur la place des Quinconces. Une bataille d’eau était organisée, à la manière d’un Flashmob et a malheureusement pâtie d’un faible taux de présence et d’un mauvais temps qui tout cela assemblé ont contribué à l’échec partiel de la manifestation…

C’est l’occasion de revenir sur les points important à ne pas oublier lorsqu’on organise un flashmob. Voici ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on organise ce type d’événement.

 

  • Rater sa communication :La réussite d’un event passe par avant tout par sa communication.  C’est le plus gros travail du flashmob. Faire un event c’est bien, mais autant cibler la population locale directement. Réussir à attirer un maximum de personnes un même jour dans un même lieu est une tâche difficile. Il faut adopter une communication en entonnoir en commençant au large de la région et en resserrant petit à petit vers le lieu clés de l’événement. Par ailleurs il faut prendre en compte les avis et suggestions des invités de manières à les transformer en acteurs, (ce que Free a très bien fait sur Facebook). C’est un travail de longue haleine et qui réclame une attention quotidienne.

 

  • Compter sur Facebook : cet événement en est un parfait exemple. La page facebook a rassemblé 113 participants confirmés pour le jour J. Ils étaient à peine 10 % dans la réalité à avoir fait le déplacement. Une inscription facebook n’engage et n’implique malheureusement aujourd’hui en aucun cas le « cliqueur ». Pas de contact, pas de responsabilité, l’inscription facebook n’est pas un indicateur fiable de présence.

 

  • Compter sur la météo : personne ne peut prédire le temps, il faut donc supposer une météo favorable lorsqu’on prévoit un événement, et en aucun cas compter sur ces prévisions. Un event type bataille d’eau n’est un succès que si le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Une météo défavorable, le jour J en décourage plus d’un et c’est en partie à cause du mauvais temps que les participants ne se sont pas rendu au point de rendez-vous.

 

  • Inviter la presse : Inviter la presse est une mauvaise idée. Le Flashmob est tellement instable qu’il faut, pour se permettre d’inviter la presse, être absolument certain de la présence d »un minimum de personnes. Autrement on se retrouve avec des vidéos presque compromettantes prête à garnir les archives des bides et fails dont le net est plus que friand. N’inviter la presse que si vous êtes sûr de votre  coup. Mieux vaut compter sur les vidéos moins propres et plus virales des particuliers et des personnes prises au dépourvues.

 

  • Viser l’autopromotion : Inutile de prendre, l’internaute pour un simple d’esprit. Si vous organisez un Flashmob bidon, l’arbre derrière lequel se cache votre marque, cela ne fonctionnera pas, à moins de s’appeler Nutella ou d’être une autre Lovemark. L’objectif premier d’un flashmob est de réaliser un événement unique, spectaculaire avec une médiatisation internet forte. A partir de là vous devez fournir de la nouveauté, du fun et une promesse de réussite suggérée. Le Flash Mob à Bordeaux rempli cette condition à merveille puisqu’il est issue d’un mouvement collectif de particulier et sans but lucratif ou d’intérêt. Par ailleurs les inscriptions ne cessent d’augmenter, affaire à suivre.

Et pour prouver ma bonne foi voici une petite vidéo de l’événement sur laquelle vous pourrez compter le nombre de participants. (Elle a été monté par un camarade plus virulent que moi… vous verrez)

httpv://www.youtube.com/watch?v=J5IUfa_maqw

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