John Lewis : la publicité de Noël 2021 (Et toutes les autres)

Il y a deux choses que j’attends à Noël : l’arrivée des catalogues de jouets et la publicité de John Lewis. Les deux sont enfin arrivés.
Les publicités de Noël de John Lewis sont une référence en matière de story telling et de production. C’est rarement raté et parfois même, ça frôle la perfection. Une réalisation magique à l’américaine, une musique tire-larme toujours bien trouvée et un casting overcute chaque année.

Chaque année je mets à jour cet article avec la nouvelle publicité de Noël, histoire de les avoir toutes au même endroit et de pouvoir comparer les productions au fil des ans.

2021 Unexpected guest, le fait d’hiver alien.

Pour 2021,  John Lewis a décidé de rater sa publicité de Noël. Oui, je n’ai pas de problème à vous le dire d’emblée. Ne perdons pas de temps.
Ça commence mal dès les premières secondes quand j’essaye de mettre en 1080 pixels et que… Bah y’a pas. Sérieusement ? Qui en 2021 produit des films en 720p ? Ok ça part mal. Ça part très mal !
La musique. Aie la musique. Oui je comprends l’effet atmosphérique, extra-terrestre. On est sur une rencontre du 3ème type, donc on balance du synthé par-dessus le classique piano, avec des bruits d’ambiance jusqu’à ce qu’une sous-Lana Del Rey prenne le relais. Je ne suis pas rentré dedans j’avoue. Bon c’est peut-être aussi la faute du cadreur qui est incapable d’avoir une mise au point correcte sur ses sujets. Je veux bien que ce soit de la SF, mais ça n’empêche pas de FAIRE LE POINT sur les personnages de temps en temps quand même. MÊME EN 720P, ÇA SE VOIT MERDE !
Le storytelling, j’en parle pas, la fille (ou iel je sais pas) tombe du ciel, très bien situation d’initiation et élément pertubateur en même ça me va on a que 2min, mais on ne sait pas trop pourquoi elle s’en va au final. Ni pourquoi elle est tombée. Les autres films étaient laaaaaargement plus soigné sur le déroulé de l’histoire. Et venez pas me parler de timing c’est pareil. On est toujours entre 1min30 pour les premiers et 2min 11 pour les derniers. Il y a tout à fait la place de faire rentrer un peu plus de contexte et d’émotion construite. À mon époque (instant boomer) on savait chialer sur un Vine de 6 secondes alors hein !
Bien sûr on apprécie la diversité dans le film. C’est une continuité pour la marque et c’est toujours bien de le souligner. Le look un peu androgyne du personnage extra-terrestre est aussi intéressant pour ce qu’il amène en identification. Par contre les gars, sérieusement… Sérieusement.

QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE PUTAIN DE BANNIÈRE SUR LE CLAIM DE FIN ? 

capture d'écran du film
Franchement, c’est de la provoc non ?!

Le claim de fin, parlons-en. L’insight peut-être intéressant. Ambivalent sur le premier Noël et le premier love. Pourquoi pas. Même si perso j’ai l’impression que les premiers loves c’est plutôt l’été que l’hiver, mais j’en fait pas une généralité. C’est pas ultra accurate du coup je trouve.

Bref, je suis déçu déçu déçu. Et je ne vais pas m’étendre plus aujourd’hui.

Une chose est sûre, on n’est toujours pas à la hauteur de 2011 😉

Allez, à l’année prochaine pour la maj de cet article qui fait vivre ce blog une fois par an.


2020 Give A Little Love, la chaîne du cœur.

Pour ce cru si spécial de 2020, John Lewis a décidé de partir sur un film protéiforme. Plusieurs styles et univers s’enchaînent pour souligner l’universalité de l’amour et de la gentillesse. On retrouve des personnages chers à la marque, le bonhomme de neige, les animaux, la personne seule. Le film présente un enchaînement de gestes de bonté, symbolisés par un cœur qui s’échange de personnage en personnage à travers différents univers graphique. Le tout est comme à l’habitude portée par une jolie bande son : A Little Love par Celeste.

Je me demandais si la marque allait inscrire sa publicité de Noël dans ce contexte si particulier de crise mondiale, comme d’autres marques on pu le faire  (Amazon ou Myer) et bien pas vraiment. Probablement à cause de l’incertitude de la situation et à mon avis du temps de production hyper en amont de la période de Noël. Enfin bref, un cru sympathique MAIS, toujours pas ma nouvelle publicité John Lewis préférée.
Rendez-vous l’année prochaine.

2019 Excitable Edgar, le conte féerique.

Cette année il s’agit d’un petit dragon qui a du mal à retenir toutes ses émotions. Alors c’est ultra bien fait, mais ça ne m’a pas vraiment embarqué. Ils nous ont malheureusement déjà fait de nombreuse fois le coup  du compagnon un peu imaginaire avec Moz The Monster en 2017 et Monty the Pinguin en 2014 que vous retrouverez plus bas. Ça fait un poil réchauffé (sans mauvais jeu de mot) ce dragon du coup. Et créativement, bon je deviens peut-être un vieux con aussi, mais l’histoire du petit-être qui rentre pas dans le moule parce qu’il n’est pas adapté et fait plein de bêtise… Ben on l’a déjà vu.


2018, The boy and the piano avec Elton John.

Un cru sympathique, mais moins émotionnel que les années précédentes.

2017, Moz The Monster.
Encore une sacrée musique pour accompagner ce conte de Noël qui parle du fameux monstre qui se planque sous le lit.

2016, Buster the Boxer.
Une tournure un peu WTF, mais complètement magique qui change un peu des autres années. Drôle, mais sans doute moins tire-larme que les autres années.

2015, Man on the moon.
Poésie absolue pour cette année là.

2014, Monty the pinguin.
Un bijou de story-telling, celui-ci est dans mon top 3.

2013, The Beat and the Hare.
Seul film de Noël en animation, un choix qui perturbe un peu au début, mais l’histoire reste jolie.

2012, The Journey.
Sacré voyage pour ce bonhomme de neige.

2011, The Long Wait.
Mon top 1 depuis toutes ces années. La musique, le casting de l’enfant, ses moues, l’insight de l’attente qui est twisté à la fin. Du grand art.

2010

Et vous, vous avez une préférence ?

Ces billets sont également susceptibles de vous intéresser :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *